Logo Généalogie (3 ko)

Biographie de Louise TROIVILLE (1885-1939) :

Chapitre 11 : Louise TROIVILLE et William Francis SMITH vivent ensemble à Portland (Oregon) entre 1920 et 1930

 

Que faisaient Louise et William Francis SMITH à Portland entre 1920 et 1930 ?

Le couple habite au 1223 South Syracuse, 474 precinct ("precinct"=circonscription), E.D. 471, Portland City, Multinomah county, Oregon, Etats-Unis ("USA"). Cette adresse est très proche du 902 Princeton Street où William habitait seul, locataire, en 1920. Après leur mariage, les deux époux se sont donc installés à Portland où William a acheté une maison.

Une étude des Livres de relevés des habitants de Portland (Portland City Directories) nous apprend que Louise et William SMITH demeuraient à la même adresse, au 1223 South Syracuse Avenue, en 1921, 1923, 1924, 1925, 1927, 1928 et 1930. Pendant toute la période 1920-1930, William Francis SMITH exerce la profession de Trunk Maker, c'est-à-dire qu'il fabrique des coffres, pour la Perfecto Trunk Manufacturing Company. Louise est femme au foyer.

Portland City, Oregon, Etats-Unis. La Syracuse Street se situe près de l'Université de Portland.

Vue aérienne de North Portland (le point rouge localise la North Syracuse avenue)

 

Vue aérienne du quartier de North Syracuse Street (Portland)

Il s'agit d'un quartier pavillonnaire résidentiel constitué de maisons traditionnelles, souvent en bois.

(Source : Site web de la ville de Portland)

 

Vue aérienne d'une partie de la North Syracuse Street (Portland).

Les numéros impairs se situent dans la partie haute de l'image. 7 propriétés (encadrées par un fin liseré jaune) pourraient être la propriété de Louise TROIVILLE et William Francis SMITH. De gauche à droite, seules les maisons 1 et 3 ont été construites avant 1908, les autres datant des années 1960. Entre 1930 et 2000, les numérotations des rues ont été certainement modifiées et la South Syracuse Street serait devenue North Syracuse Street. Nous ne sommes pas parvenus à situer précisément l'ancien "1223 South Syracuse Street"...

(Source : Site web de la ville de Portland)

 

Nous retrouvons Louise TROIVILLE (dénommée Louise SMITH) et William Francis SMITH à Portland dans l'Oregon aux Etats-Unis vers les 5 à 7 avril 1930 (lors du recensement de population des Etats de 1930, "1930 US census").

Enregistrement du Recensement de population de Portland en 1930 (source : 1930 US Census)

Zoom sur les enregistrements concernant William F. SMITH et Louise SMITH (source : 1930 US Census)

 

William Francis SMITH est dit chef de famille ("head"), propriétaire de sa maison d'une valeur de 2500 dollars (US $) ("owned home valued at 2500 $"). Il n'habite pas avec sa famille dans une ferme ("family doesn't live on a farm"). C'est un homme ("male"), blanc ("white"), âgé de 57 ans, marié ("married"), âgé de 47 ans lors de son premier mariage ("Age at 1st marriage-47"). Il dit ne pas sortir de l'école au cours de l'année écoulée ("Did not attend school in last year"). Il sait lire et écrire ("able to read and write"). Il sait parler anglais ("able to speak english"). Il est né dans le Michigan ainsi que son père et sa mère ("born in Michigan; father born in Michigan; mother born in Michigan" - remarque : sur le recensement de population de 1920, il précisait que sa mère était native de Hollande). Il est fabricant de coffres ou de bahuts (???) ("trunk maker") dans un magasin ("in a shop"). Il est salarié ("Worked for wages"). Il est en activité au moment du recensement de population ("Was working at time of census"). Ce n'est pas un vétéran de l'armée ("not a veteran").

Louise SMITH est dite épouse du chef de famille ("Wife"). C'est une femme ("female"), blanche ("white"), mariée ("married"), âgé de 35 ans lors de son premier mariage ("Age at 1st marriage-35"). Elle dit ne pas sortir de l'école au cours de l'année écoulée ("Did not attend school in last year"). Elle sait lire et écrire ("able to read and write"). Elle est capable de parler anglais ("able to speak english"). Elle est née en France ainsi que son père et sa mère ("Born France; father born France; mother born France" - Remarque : son père n'est pas connu mais elle le suppose français). Elle est de langue maternelle française ("native language-French"). Elle a émigré pour la première fois aux Etats-Unis en 1901 (ce que nous en savions pas avant de lire ce document de 1930 !!!) ("Immigrated in 1901"). Elle a été naturalisée américaine ("naturalized"). Elle ne travaille pas ("Occupation-none").

 

En 1920, lors de leur mariage, Louise avait 35 ans et William Francis SMITH 47 ans. En 1930, Louise a 45 ans et William 57 ans. Comme aucun enfant âgé de moins de 10 ans ne vit avec eux en 1930, cela sous-entend que Louise TROIVILLE et William Francis SMITH n'ont pas eu d'enfant (ou, s'ils en ont eu qu'ils n'ont pas survécu jusqu'à leur dizième année). Hélas !!! Nous aurions tellement aimé découvrir des cousins outre-Atlantique et échanger avec eux des informations et photographies de famille.

Le recensement de population de 1930 nous a appris que Louise TROIVILLE épouse SMITH avait été naturalisée américaine. Cette naturalisation a certainement eu lieu entre 1920 (où elle est dite avoir la double nationalité française et britanique lorsqu'elle débarque à l'immigration à New-York) et 1930 (ledit recensement). Nous allons rechercher les preuves de cette naturalisation qui semble accessible aux Etats-Unis. Nous y découvrirons peut-être d'autres informations intéressantes, notamment sur l'arrivée de Louise aux Etats-Unis en 1901.

Quand à John TIDSWELL or BENNETT, nous n'avons plus entendu parlé de lui sur Vancouver où il ne semble pas avoir fini ses jours. Aucun acte de décès aux noms de TIDSWELL ou de BENNETT, dont les âges correspondraient, n'a été découvert sur les registres de décès de Vancouver entre 1920 et 1970. Une recherche avait déjà été effectuée sur le recensement de population de 1911 sur Vancouver, en vain. Nous ne savons pas où il habitait avant son mariage avec Louise TROIVILLE ni ce qu'il faisait à Vancouver. Cet homme n'a pas non plus été repéré sur les registres de décès de la Sécurité sociale américaine (SSDI) après 1920.

 

D'après le neveu de Louise TROIVILLE, Robert TROIVILLE, né en 1919, fils de son frère Jean-Baptiste (1875-1943), Louise TROIVILLE serait réapparue, seule, en France durant son enfance, quand lui avait entre 2 et 5 ans. C'était vers 1921-1924. Elle aurait débarqué, d'un bateau au Havre, avec une grosse voiture américaine et un chien-loup. Nous n'avons pas encore trouvé de registres de passagers confirmant ces dires. Elle a emmené Robert TROIVILLE faire des emplètes aux Galeries Lafayette à Paris et lui a acheté plein de vêtements neufs, ce qui n'a pas plu au père de Robert qui les accompagnait. Elle parlait anglais mais remerciait en français chez les commerçants. Cela signifie donc que Louise TROIVILLE était depuis suffisamment longtemps aux Etats-Unis pour être plus à l'aise dans la langue de Shakespeare que dans celle de Molière. C'est plausible si elle vivait aux Etats-Unis depuis une trentaine d'années (1901). Néanmoins une interrogation se pose : cette histoire ne se serait-elle pas produite en avril 1920 avant que Louise ne quitte la France ?

Robert TROIVILLE a toujours dit à ses descendants que sa tante et " marraine " avait épousé un planteur de tabac ou un directeur d'une fabrique de cigarres du sud des Etats-Unis, peut-être de Virginie, voire de Cuba... Nos recherches sur les États du sud des Etats-Unis, sur les planteurs de tabac, et notamment ceux de Virginie n'ont actuellement rien donné. Il en est de même pour nos quelques recherches effectuées sur Cuba. Nous avons passé, il y a quelques années, une petite annonce dans une revue virginienne de généalogie, en vain... Cette piste ne semble pas très plausible. Dernière précision : il n'y a pas de grandes plantations de tabac dans l'Oregon, quoi que ...

Cette notion de "marraine" nous interpelle malgré tout. Nous avons découvert après moultes péripéties, l'acte de baptême de Robert TROIVILLE en novembre 1919 dans l'Aisne (02). Cet acte fait état d'un parrain français, Emile SARCIAT, et d'une marraine, Mariette MARCHELEE (acte et patronyme très difficilement lisibles). Rien n'indique une quelconque Louise TROIVILLE (ni TIDSWELL, ni BENNETT, ni SMITH). Il est même fort à parier que Louise TROIVILLE n'a été que tante de Robert TROIVILLE et non sa marraine. Par contre, des souvenirs plus récents de Robert TROIVILLE ont dit que Emile SARCIAT et Marie (ou Mariette) TROIVILLE étaient conjoints. Il est possible également de rapprocher ce nom de MARCHELEE de celui de MORSCHEL, patronyme conjugal d'une des soeurs de Louise, Marie TROIVILLE, et de sa fille Marie MORSCHEL. La piste de la "marraine" américaine est donc presque certainement une fausse piste.

Louise TROIVILLE, pour revenir en France dans les années 1925-30 (en pleine crise boursière internationale, krach de Wall Street, jeudi noir de 1929), a du prendre le bâteau. Où ? Quand ? A quel port a-t-elle débarqué en France ? Au Havre, comme semble se souvenir son neveu ? Etait-il onéreux de venir en France avec son véhicule personnel en 1925-30 ? Etait-ce réservé à des passagers fortunés ? Une épouse de fabricant de coffres et de bahuts ("trunk maker") de Portland avait-elle les moyens de revenir de temps à autre en France ? Pourquoi pas !

 

Début de la biographie - Chapitre précédent - Chapitre suivant


Retour ACCUEIL


Contact : Corinne Durand

Tous droits réservés/All right reserved - Si vous souhaitiez utiliser quelques photographies ou actes à titre gratuit à des fins uniquement personnelles, merci de solliciter mon accord écrit auparavant. Aucune utilisation commerciale des images ou des documents n'est autorisée sous peine de poursuites.

Compteur de visite :